27 novembre 2008
VIDEO DECONCERTANTE: RDC
A vous de juger, il s'agit de l'armée congolaise en débandade
Cliquez sur le lien ci-dessus
bien à vous
22 novembre 2008
BATTU MILITAIREMENT, LA DIPLOMATIE VIENT
LE PRÉSIDENT congolais Joseph Kabila est à l'heure des choix. Après des semaines de combats dans le Nord-Kivu, une province de l'est du pays, qui ont vu la déroute de l'armée nationale face aux rebelles du général renégat Laurent Nkunda, le chef d'État de la République démocratique du Congo (RDC) se devait de réagir.
Incapable de lutter militairement contre les combattants insurgés, qui profitent de la neutralité bienveillante du Rwanda, Joseph Kabila semble vouloir s'en remettre à ses alliés traditionnels. Hier, il a rendu une visite remarquée à deux de ses voisins, le Congolais Denis Sassou-Nguesso et surtout l'Angolais José Eduardo dos Santos. Cette rencontre intervient alors que des rumeurs très insistantes font état de la présence de soldats angolais au Kivu pour pallier les défaillances des troupes congolaises. Une intervention niée tant à Luanda qu'à Kinshasa.
De son côté, l'ONU garde le silence se contentant d'évoquer, sans rire, l'éventuelle présence de mercenaires venus du Kabinda, une enclave angolaise en territoire congolais. Joseph Kabila demandera-t-il officiellement un soutien à son « frère » angolais ? Le président se refusait, hier après-midi à répondre : « Ça ne se fera pas de cette façon-là, mais dans le cadre de nos organisations. »
Or, hier, Kinshasa a annoncé la convocation la semaine prochaine d'un sommet extraordinaire sur la crise congolaise des dirigeants de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC). Ce groupe, qui comprend dix États d'Afrique centrale, mais pas le Rwanda, est à même de légitimer la présence de troupes angolaises dans l'est de la RDC.
signé T.Bethemet
source: lefigaro
12 novembre 2008
COMMENT GAGNER UNE GUERRE COMME CELA?
Le manque d'encadrement de l'armée congolaise est surprenant!
Le manque d’encadrement
Première doléance parmi la troupe : la faiblesse des soldes, alors qu’une partie de la hiérarchie militaire s’est considérablement enrichie ces dernières années comme le disent des députés et des médias congolais.
Ensuite les FARDC sont composés d’éléments issus de divers groupes armées qui se sont affrontés par le passé et dont la formation a été parfois insuffisante.
La solidarité dans les rangs n’est pas toujours au rendez-vous et le manque d’encadrement sur la troupe peut se faire sentir lors des opérations. Il faut enfin ajouter, les appartenances régionales qui peuvent jouer un rôle, les soldats issus de provinces très éloignées de l’est du Congo ne sont parfois pas motivés pour se battre pour le Nord-Kivu.
source rfi
10 novembre 2008
PHOTOS VICTOIRE D'OBAMA: QUEL PLAISIR!
Cliquez sur ce lien pour voir toutes les photos du soir de la victoire d'Obama! c'est historique, savourez cela sans modération!!
http://flickr.com/photos/barackobamadotcom/sets/72157608716313371/
C'est le moment chers amis...
sommet6
06 novembre 2008
RDC UNE ARMEE CORROMPUE!
Alors que tout le Nord-Kivu est directement menacé, comment expliquer que les forces gouvernementales n’aient pas su s’opposer à l’agression des rebelles de Laurent Nkunda, pourtant cinq fois moins nombreux ?
Goma, la belle capitale du Nord-Kivu, à la merci des rebelles du Conseil national pour la défense du peuple (CNDP) : pour l’armée congolaise, le coup est rude. De source proche des Nations unies, tout s’est joué le 29 octobre. La veille, une brigade des Forces armées de la RDC (FARDC) commandée par le colonel Padiri avait pourtant réussi à faire reculer l’ennemi de quelques centaines de mètres, dans le secteur de Kibumba, à une trentaine de kilomètres au nord de Goma. Mais à l’aube du 29, les soldats de cette même brigade ont été surpris par des tirs de mortier en provenance de l’est, donc de la frontière toute proche. Rien ne prouve que les tirs venaient du Rwanda, mais la réaction a été immédiate. Un officier de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc) raconte : « Aussitôt, les FARDC ont pris peur. Face aux Rwandais, ils savent que la partie sera rude. Alors, dans le doute, ils se sont enfuis. En fait, il n’y a pas eu de vraie bataille, sinon sur le plan psychologique. » La ruse de guerre de Laurent Nkunda a payé…
Sur le papier, la supériorité des FARDC semble écrasante : cinq fois plus de combattants (25 000 contre 5 000), plus la couverture aérienne des hélicoptères de combat de la Monuc. Depuis quatre ans, les revers de l’armée face aux agresseurs de l’ex- « général félon » tiennent à deux choses.
D’abord, l’expérience du feu. ?Les rebelles de Laurent Nkunda sont rompus à toutes les techniques de ?la guérilla. Quand ils veulent tenir une position face à un bombardement d’artillerie, ils s’enterrent dans des tranchées. Quand ils veulent faire mouvement, ils se dispersent en petits groupes pour échapper ?aux tirs d’hélicoptères. Le CNDP a été à l’école de l’armée patriotique rwandaise…
Ensuite, la corruption d’une bonne partie de l’état-major congolais. « À quoi bon se battre pour des officiers qui restent à l’arrière et s’en mettent plein les poches ? » se dit l’homme de troupe. Depuis les dernières années du régime Mobutu, l’armée congolaise est devenue avant tout une pompe à finances. Avec deux méthodes privilégiées. Le détournement de matériels de guerre accompagné d’une dîme trop souvent prélevée sur la solde des militaires. Et l’exploitation des mines de l’est du pays.
Dans un rapport publié le 10 septembre, l’ONG britannique Global Witness affirme par exemple que la 85e brigade des FARDC participe au pillage des mines d’or et de cassitérite au Nord-Kivu. De son côté, l’ONG congolaise Pole Institute met en évidence le rôle d’un officier congolais, « Colonel Sam », dans le trafic des minerais de la région aux côtés des rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Au Congo, personne ne s’étonne de voir un officier supérieur à la tête d’une société commerciale ou d’un club de sport. Ainsi, à Kindu, le chef d’état-major des forces terrestres de RD Congo, le général Gabriel Amisi, dit « Tango Four », possède une compagnie de fret aérien, Maniema Union, et un club de football du même nom. À Kinshasa, Tango Four est le président d’un autre club, l’AS Vita Club. Au bord du grand fleuve, les nouveaux riches de l’armée congolaise ne se cachent plus. Dans la capitale, on ne compte plus les belles demeures bâties par des généraux, des colonels et même de simples capitaines ou lieutenants. « Au Congo, l’armée est privatisée », lâche un conseiller auprès de la Monuc.
Depuis cinq ans, l’Union européenne et la Monuc s’efforcent de faire le ménage. Grâce à un recensement biométrique, elles ont réussi à débusquer plus de 150 000 soldats fantômes, c’est-à-dire autant de soldes qui échouaient dans les poches de quelques dignitaires en vue. Elles ont aussi imposé une procédure de paiement distincte de la chaîne de commandement. Aujourd’hui, ce n’est plus le chef de corps qui paie ses hommes. Premier résultat : la solde moyenne est passée de 10 dollars à plus de 40 dollars. Mais l’objectif d’une armée de 100 000 hommes touchant une solde de 60 dollars est encore loin d’être atteint…
Évidemment, rien ne changera tant que les officiers supérieurs affairistes, dont beaucoup sont originaires du Katanga, du Maniema et des deux Kivus, auront, à tort ou à raison, le sentiment d’être protégés. Signe que les choses sont peut-être en train de changer : depuis la reprise des hostilités, le 28 août, le président Joseph Kabila suit de très près l’évolution des combats au Nord-Kivu. Sans passer par le chef d’état-major général des FARDC, le général Kayembe, ou par celui de la 8e région militaire, le général Mayala, il lui arrive de téléphoner directement au colonel Delphin Kahimbi, un ancien chef maï-maï devenu commandant chargé des opérations au Nord-Kivu. Désormais, ce qui compte avant tout dans l’armée congolaise, c’est d’avoir l’oreille du président.
source jeuneafrique
05 novembre 2008
PRESIDENT OBAMA
Nous vivons un moment historique! la face du monde est entrain de changer! apprécions l'instant...
sommet6
02 novembre 2008
LES PREDICTIONS DES EXPERTS AMERICAINS
Plusieurs pontes de l’information ont fait connaître leurs prédictions aujourd’hui concernant l’élection présidentielle. Disons que l’immense majorité d’entre eux auront l’air fou mardi si John McCain l’emporte. Voici quelques-unes de ces prédictions :
Mark Halperin
Gagnant: Obama
Collège électoral: Obama 349 McCain 189
Matthew Dowd
Gagnant: Obama
Collège électoral: Obama 338 McCain 200
George Will
Gagnant: Obama
Collège électoral: Obama 378 McCain 160
Donna Brazile
Gagnant: Obama
Collège électoral: Obama 343 McCain 235
George Stephanopoulos
Gagnant: Obama
Collège électoral: Obama 353 McCain 185
Nate Silver
Gagnant: Obama
Collège électoral: Obama 347 McCain 191
Chris Cillizza
Gagnant: Obama
Collège électoral: 312 McCain 226
Arianna Huffington
Gagnant: Obama
Collège électoral: Obama 318 McCain 220
Fred Barnes
Gagnant: McCain
Collège électoral: Obama 252 McCain 286
Markos Moulitas
Gagnant: Obama
Collège électoral: Obama 390 McCain 148
Ed Rollins
Gagnant: Obama
Collège électoral: Obama 353 McCain 185
Paul Begala
Gagnant: Obama
Collège électoral: Obama 325 McCain 213
James Carville
Gagnant: Obama
Collège électoral: Obama 330 McCain 208
source; R Hétu
01 novembre 2008
L'effet bradley ne sera pas déterminant pour Obama
Pour le politologue Bernard Brown, professeur à l'université de Columbia, l'élection de 2008 est "historique" pour la raison évidente de la présence de Barack Obama comme premier candidat noir de l'Histoire. Elle revêt un caractère classique dans la mesure où elle ne sera pas "critique", au sens où le furent celles de 1932 et de 1980, qui mis en œuvre le monétarisme de Milton Friedman et développa le libéralisme économique. Une façon de remettre en perspective la question noire qui n'est peut être pas si déterminante dans cette élection.
Près de neuf noirs américains sur dix ont l'intention de voter pour Barack Obama le 4 novembre. Un score qui semble faire de lui l'élu d'une seule communauté. Mais en 2004, John Kerry avait lui aussi obtenu 93 % du vote noir et Al Gore 95 % en 2000. De là à penser que Barack Obama attire les noirs grâce à l'étiquette démocrate plutôt que par sa couleur de peau, il n'y a qu'un pas… qu'on ne peut néanmoins pas franchir tant un surcroît de participation est attendu dans cette communauté. Les Etats du Sud, où les noirs sont nombreux, votent républicain. La communauté noire représente environ un tiers de la population dans le Mississippi, la Louisiane, la Georgie ou la Caroline du Sud ; entre un quart et un cinquième en Virginie, en Caroline du Nord, dans le Tennessee ou en Arkansas. Pourtant ces Etats "noirs" votent "rouges". Ils votent républicain depuis les années 60, à la suite deàl'adoption des droits civiques par l'administration Johnson, moment où les démocrates conservateurs de ces Etats rejoignirent les républicains. Les noirs, même en grand nombre, n'ont jamais fait basculer les Etats du Sud.
Mais le fait qu'aujourd'hui, certains Etats comme la Virginie, la Caroline du Nord ou la Georgie soient donnés comme "swing states" est déjà révélateur d'un phénomène en cours. Les résultats dans ces Etats devront être lus à l'aune d'un renouveau de l'implication des noirs dans la vie publique. Voire d'un virage historique des démocrates du Sud à la faveur de la candidature d'Obama.
BARACK OBAMA FACE AUX BLANCS
Barack Obama peut-il rencontrer un problème en raison de la couleur de sa peau dans l'électorat blanc ? La réponse est positive, même si le phénomène est difficilement mesurable. Dans l'isoloir, doit-il pour autant craindre un effet "Bradley" : une sur-déclaration des intentions de vote pour un candidat noir dans les sondages, du nom de l'ancien maire noir de Los Angeles ? La réponse est plutôt négative, même si elle doit être nuancée.
Les démocrates blancs sont "85 %" à déclarer une intention de vote pour Barack Obama, quand dans le même temps, 90 % des républicains blancs disent vouloir voter pour McCain. Auprès des indépendants toutes origines raciales confondues, Obama prend l'ascendant (48 % contre 42 %), mais parmi les indépendants blancs, le match est serré (45 % contre 45 %). Une faible déperdition existe auprès de l'électorat blanc probablement liée à l'origine raciale. Cependant, si elle est déjà visible, c'est qu'un éventuel effet Bradley est déjà pris en compte dans les intentions de vote que publient les instituts américains. Dans ces conditions, plusieurs éléments convergent pour mettre à mal les tenants de la thèse de l'effet Bradley.
La défaite de Tom Bradley, ancien maire de Los Angeles, remonte à 1982. Un quart de siècle qui a vu la société américaine changer en profondeur. Du point de vue politique d'abord. Il y a aujourd'hui 641 maires noirs aux Etats-Unis, représentants 10 % de la population (les noirs pèsent 12 % de l'électorat). 42 afro-américains sont élus à la chambre des représentants, et un seul il est vrai au Sénat, Barack Obama. Depuis 2000, deux noirs ont occupé le poste de secrétaire d'Etat, Colin Powell et Condoleezza Rice.
D'un point de vue sociétal, outre les vedettes sportives qui font vibrer les pays et la popularité de la présentatrice Oprah Whitney, Robert Dungan rapporte dans "L'Amérique que nous voulons" la montée croissante de l'acceptation du métissage. En 1978 , seuls 36 % des Américains disaient accepter le mariage entre blancs et noirs. En 1991, ils étaient 48%, et de nos jours 77 %. Les électeurs les plus racistes ou qui sont les plus réticents à voter pour un candidat noir se recrutent parmi les électeurs âgés, les républicains "conservateurs" et les habitants des états du Sud ou du Centre-ouest. Des catégories qui ne votent pas démocrate, même blanc. Des Etats déjà acquis à John McCain. Si l'effet Bradley existe, il ne peut qu'être limité électoralement parlant.
Enfin, les Américains ne sont pas confrontés à un référendum pour ou contre Obama. Ils ont en face de lui un candidat blanc mais qu'ils trouvent âgé. D'après une étude Gallup récente, l'effet âge jouerait davantage contre McCain que ne jouerait l'effet race contre Obama.
BARACK OBAMA FACE À LUI-MÊME
Dépasser l'origine raciale et s'intéresser au candidat, c'est ce que font les Américains pendant cette campagne. Si Obama est élu le 4 novembre, il le devra à ses qualités propres, son programme, sa campagne et non à sa couleur de peau. Si il perd il en sera de même. Il s'est toujours positionné en candidat "post-racial". Le public américain ne s'y est pas trompé, qui indique à une immense majorité (85 %) que son origine raciale n'entrera pas en ligne de compte dans leur vote. Même exagérée, cette réponse est significative. Barack Obama a des raisons de gagner qui résident dans les valeurs qu'il représente, dans sa volonté d'unifier le pays, dans la volonté d'une plus grande régulation par l'Etat, dans une aura de leader qu'il a su imposer pendant la gestion de la crise. Il possède également quelques faiblesses qui pourraient le faire perdre qui n'ont rien à voir avec le fait qu'il soit noir. Pour les Américains, il est plus un démocrate libéral que conservateur, plus radical que modéré. Sa position en faveur de plus d'intervention de l'Etat va à l'encontre d'une culture politique américaine dominante qui voit en sa limitation, le fondement de la liberté économique. C'est pourquoi les attaques de John McCain de fin de campagne sont opérantes.
In fine, si Obama devait perdre, cela pourrait être pour beaucoup d'autres raisons que la couleur de sa peau. Dans son livre "L'Audace d'espérer", Obama écrit : "J'agis en fonction de la couleur de ma peau, mais pas seulement en fonction de cela". L'explication réductrice d'une défaite liée à sa seule couleur de peau, renvoyant à une Amérique raciste, conforterait un certain anti-américanisme qu'une éventuelle victoire d'Obama mettrait en difficulté. À l'inverse, faire de la victoire d'Obama la résultante de ses origines serait faire insulte à ses qualités politiques et personnelles.
Philippe Chriqui Analyste politique Directeur du site expression-publique.com
31 octobre 2008
LA BELGIQUE MEDIATEUR A L'EST RDC?
"La Belgique appelle à un cessez-le-feu immédiat. La situation nous préoccupe d'un point de vue humanitaire", a affirmé M. Leterme (CD&V) lors d'une brève conférence de presse à l'issue d'une réunion du Conseil des ministres restreint consacrée à la situation dans l'est de la RDC, en proie à de nouvelles violences et à risque de catastrophe humanitaire.
Selon M. Leterme, le "kern" a mandaté M. De Gucht pour prendre des contacts diplomatiques. Le chef de la diplomatie devrait ainsi se rendre dans les prochains jours, peut-être dès samedi, à Kigali pour rencontrer le président rwandais Paul Kagame (avec De Gucht sur la photo) - qui a, selon lui, le pouvoir de faire cesser l'offensive de la rébellion du général tutsi congolais Laurent Nkunda.
M. De Gucht a pour sa part indiqué à la presse qu'il avait demandé mardi, lors d'un entretien téléphonique, à la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, d'intervenir elle aussi auprès du président Kagame "pour qu'il fasse passer le message à Nkunda d'arrêter" son offensive. "Elle m'a dit très explicitement qu'elle allait en parler à M. Kagame", a-t-il ajouté.
M. de Gucht a fait état d'un accord de principe de Kigali pour sa visite au Rwanda, que la RDC accuse régulièrement de soutenir activement la rébellion de Nkunda, le Congrès national pour la Défense du Peuple (CNDP) - ce que le pouvoir rwandais dément systématiquement.
"Nous allons prendre contact avec les autorités de Kinshasa pour signifier que la Belgique est prête à jouer un rôle de médiateur", a ajouté M. Leterme.
Et l’Europe dans tout ça ?
Interrogé sur une possible participation belge à une force européenne - une idée proposée par la présidence française de l'UE -, le Premier ministre a répondu que "ce n'est pas encore formellement à l'ordre du jour". Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, s'est dit mercredi favorable à un déploiement européen de jusqu'à 1.500 hommes en RDC pour mettre un terme aux violences. "S'il y a des initiatives européennes, la Belgique prendra ses responsabilités", a souligné mercredi soir M. Leterme.
M. De Gucht a toutefois été un peu plus explicite, expliquant que les Européens examinaient "dans quelle mesure une opération européenne est possible". Il a ajouté qu'il avait eu des contacts avec M. Kouchner ainsi qu'avec son homologue britannique, David Milliband, et avec le haut représentant pour la politique étrangère de l'Union européenne, Javier Solana. Il a cependant prévenu que de telles consultations prendraient du temps.
C'est pourquoi la Belgique souhaite, selon M. Leterme, contribuer à la réflexion en cours au sein du Conseil de sécurité - dont elle est membre non permanent jusqu'au 31 décembre - sur un renforcement de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC). "Il faut accélérer le rythme de la révision" du mandat, a souligné le Premier ministre.
Le Rwanda accueillera les Belges qui fuient le Nord-Kivu
Il a enfin assuré que des mesures avaient été prises pour accueillir au Rwanda les "quelques dizaines" de Belges vivant dans la région et qui souhaiteraient quitter l'est de la RDC. Mardi, une vingtaine de Belges ont quitté Goma par la route pour la ville rwandaise toute proche de Gisenyi, où ils ont été accueillis par des membres du Détachement d'Agents de sécurité (DAS) affectés à l'ambassade de Belgique à Kigali.
Deux avions de transport C-130 "Hercules" belges se trouvent aussi à l'aéroport de Kinshasa-N'Djili dans le cadre du Programme de partenariat militaire (PPM) belgo-congolais, a indiqué le ministre de la Défense, Pieter De Crem.
source:RTLinfo.be
29 octobre 2008
PAS DE RENFORCEMENT DE LA MONUC EN RDC
En ouvrant un second front, avec la prise de Rutshuru et de Kiwandja, situées respectivement à 60 et 70 km au nord de Goma, les rebelles du CNDP font monter la pression. Leur position la plus avancée se trouve à une vingtaine de kilomètres de Goma.
Laurent Nkunda va-t-il poursuivre sa progression pour prendre la capitale de la province du Nord- Kivu ? Difficile de connaître ses intentions, mais le général rebelle pourrait pousser son avantage, d'autant que l'afflux massif de populations civiles dans Goma ces derniers jours risque de paralyser la Monuc.
Le chef de la mission de l'ONU en RDC déclarait mardi soir qu'il ferait tout pour empêcher l'avancée des troupes du CNDP.
Mais Alan Doss en a-t-il les moyens ? Défendre Goma, c'est prendre le risque d'un désastre humanitaire. Les populations déplacées se retrouveraient prises au piège dans les combats.
Pour l'instant les rebelles du CNDP jouent sur deux tableaux : exercer une pression à la fois militaire mais également psychologique sur les forces armées congolaises, dont certains éléments selon des sources crédibles auraient déjà quitté Goma.
Le président congolais est-il prêt aujourd'hui à négocier directement avec la rébellion ? Hier, selon nos sources, le tout nouveau ministre des Affaires étrangères et un conseiller du président Kabila, Augustin Katumba Mwenke, se sont rendus à Kigali. Selon nos informations, une rencontre pourrait avoir lieu entre Paul Kagame et Joseph Kabila.
Pendant ce temps, à New York : le Conseil de sécurité se dit inquiet, mais ne renforce pas les moyens de la Monuc
Même si Alan Doss, le chef de la Monuc, affirme que les casques bleus sont prêts à défendre la ville, ils ne peuvent guère compter sur les forces armées de la RDC, dont certaines unités ont quitté leurs positions. La Monuc doit aussi faire face à l'hostilité de la population, qui reproche aux casques bleus de mal les protéger.
C'est pourquoi les responsables onusiens avaient donc demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité, qui 'est tenue ce mardi. Les 15 pays du Conseil ont unanimement soutenu la Monuc, et condamné les attaques rebelles. Mais pour l'instant, ils ne semblent pas prêts à envoyer sur place les renforts demandés par Alan Doss, qui voudrait des troupes plus musclées, et mieux équipées. L'ONU a déjà du mal à trouver des casques bleus pour le Darfour et le Tchad.
Dans ce contexte, le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy, a relayé la demande du président de la RDC, Joseph Kabila, qui voudrait l'envoi d'une force multinationale. A condition qu'il y ait des pays volontaires, elle pourrait être assemblée sur le modèle de la force européenne Artémis, qui en 2003 avait stabilisé la situation en Ituri, dans le nord-est de la RDC, avant de passer le relai à l'ONU.
La France a condamné avec fermeté l'offensive des Nkundistes, et se déclare prudemment en faveur d'un renforcement de la Monuc. Analyse RFI Afrique









